Le sublime (bio)technologique
Jos de Mul. Le sublime (bio)technologique. Diogène. No.233-234 (2011), 25-37.
Le sublime (bio)technologique
Si le concept de sublime a été employé par le passé pour exprimer l'impuissance ressentie par l'homme dans ses tentatives de représentation de la Nature, la condition postmoderne – d'où la Nature même a été évincée – a donné lieu à une notion du sublime au sein de laquelle les êtres humains se retrouvent confrontés à leurs propres créations.
Dale Chapman.
Introduction
Depuis son émergence en tant que discipline distincte dans le champ de la philosophie, au milieu du XVIIIe siècle1, l'histoire de l'esthétique manifeste deux tendances remarquables qui reflètent plusieurs développements spécifiques propres à l'art et à la culture (post)modernes en général. D'un côté, le développement de l'esthé- tique se caractérise par une spéciation remarquable ainsi que par la multiplication des catégories esthétiques. Si l'esthétique des premiers temps se concentrait essentiellement sur la catégorie du beau, une multitude de nouveaux concepts esthétiques, tels que le sublime, l'ironique, le comique, l'absurde et le banal, a émergé au début du XIXe siècle et s'impose encore aujourd'hui. Il est évident que cette expansion reflète les développements propres à l'art mo- derne lui-même qui n'a cessé d'élargir le champ de l'expérience et de l'expression esthétiques. Les beaux-arts sont devenus les arts qui ne sont plus beaux.
Résonances de la mort de Dieu, après les fins de l'art
Jos de Mul. Résonances de la mort de Dieu, après les fins de l'art. In: Figures de l'Art. Revue d'Études Esthétiques, no. X: "L'esthétique, aujourd'hui?" , Ed. Bernard Lafarque (2006), 265-277.
De Homo erectus à Homo zapiens : le Cyber espace pour les Darwinistes
Jos de Mul. De Homo erectus à Homo zapiens : le Cyber espace pour les Darwinistes. Sens [public] 7-8: L’Internet, entre savoirs, espaces publics et monopoles. (Septembre 2008), 127-144.
Des machines morales
Jos de Mul. Des machines morales. Cités (Dossier: Internet et la société de contrôle : le piège), no. 39 (2009), 27-38.
Des machines morales
Du fait de sa programmabilité, l’ordinateur est souvent qualifié de machine universelle. Si la machine classique est la représentation d’un programme unique et spécifique, l’ordinateur est un mécanisme qui représente physiquement n’importe quel programme installé comme une procédure d’exploitation parmi d’autres possibles. En raison de cette versatilité et de cette flexibilité fondamentales, l’ordinateur peut être utilisé d’innombrables manières, y compris dans le domaine de l’action morale. Il est impossible de donner ne serait-ce qu’une vue d’ensemble de ces possibilités. C’est pour cette raison que je me contenterai d’étudier ce que je considère comme les trois types fondamentaux de délégation du jugement moral et de l’action aux ordinateurs. Ces trois types fondamentaux sont présentés dans un ordre qui vise à montrer la diminution progressive de l’autonomie morale de l’homme et l’accroissement constant de l’autonomie morale des ordinateurs.